La liturgie dominicaine

Parfois, nous, dominicains, pensons que les gens viennent chez nous pour entendre nos sermons : c'est vrai, mais ce n'est souvent à leurs yeux qu'un élément de l'ensemble. Ils viennent aussi pour la beauté de la célébration, lorsque c'est le cas ; mais il nous arrive aussi de penser à l'excès que le répertoire musical résume la dignité d'une célébration liturgique.

La vie commune

La Règle de saint Augustin, même si elle a été adoptée par saint Dominique et ses premiers frères, sous la contrainte des impératifs conciliaires, n’a pas été choisie au hasard. Le ton qu’elle donne à ceux qui l’adoptent est déterminant. Elle est la marque caractéristique de tout ce qui s’en suivra.

L'amour de la Parole

Le frère prêcheur reçoit la grâce de cet amour divin, car il est lié toujours à l’amour de la Parole de Dieu, qui demande et donne à la fois la pureté du cœur. « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu », dit le Seigneur (Mt 5, 8). Là est bien le désir du prédicateur : voir Dieu, et le donner à voir aux autres.

La chasteté

 Celui qui fait vœu de chasteté - et cela est valable pour tous les religieux - ne le fait que par amour exclusif du Seigneur. Il donne sa vie à Celui qui nous a aimés le premier, à Dieu. Il donne ce qu’il a de meilleur, ce qui lui tient le plus à cœur : fonder une famille.

Reliques de S. Dominique

Mémoire de la translation des reliques de Saint Dominique à Bologne le 24 mai 1233 : sur la relation que Jourdain de Saxe donne du miracle dans ses lettres (POOP pp. 148 sq.)

Obéissance

 L’obéissance ne devrait jamais avoir pour but d’obtenir que le religieux soit brisé et humilié, comme cela fut compris trop souvent dans la mouvance du jansénisme, mais qu’il soit fidèle à la parole : la Parole de Dieu, la parole donnée, la parole qui sort de sa bouche en prédication.

La lectio divina et le Rosaire

 Or, pendant des siècles, les communautés ont médité l'Écriture chaque jour de longues heures. Il suffit pour s'en rendre compte de feuilleter les auteurs médiévaux ou bien des auteurs plus modernes, ceux dont on fait la matière de la « lecture spirituelle ».

Le prieur

 

Le rôle du prieur d’une communauté dominicaine n’a rien à voir avec l’autorité d’un abbé. On ne manque pas de le lui rappeler à l’occasion. Et ce faisant, un risque d’oublier qu’il assume cette charge non par bonheur mais par devoir. Il n’est en rien un supérieur, au sens où on peut l’entendre dans la Compagnie de Jésus, car il n’a pas ce rôle à jouer. Son rôle est spécifique : il doit veiller à ce que soient appliquées les décisions prises en chapitre. « Ce qui doit être vécu par tous, doit être décidé par tous »

L'oraison et sa vérité

Avant de « parler de Dieu » ou même « à Dieu » , il convient de laisser Dieu parler. L'oraison est la prière silencieuse devant son Seigneur, temps où, comme on le dit souvent, « Dieu nous parle ». Trop de chrétiens à qui l'on a dit cela attendent que Dieu leur parle avec des mots.

La vie liturgique

La célébration liturgique de l’office canonial est un des piliers sur lesquels repose la vie dominicaine. C’est un principe que nul ne conteste. Il est fondé dans l’histoire. Il est inscrit dans les textes. Il est vécu par les communautés.

L'étude

En deux mots, les Mendiants étaient mis en demeure ou bien de rester religieux et donc de s'enfermer dans les monastères, ou bien de continuer à prétendre occuper les villes et enseigner à l'Université et donc de ne plus se piquer d'être des religieux.

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